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LE TOUR DAVID

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1 janvier 2014

UN REVEILLON A LONDRES...FANTASTIQUE

 

Après quelques heures d'attente au milieu de milliers de personnes venues du monde entier, voici une photo du feu d'artifice tiré depuis la Tamise. J'étais du côté de Parliament Square quand nous avons criés le décompte en Anglais.

 

Un feu d'artifice énorme, qui illumine le ciel et ses nuages.

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Sous une pluie fine et continue, je frissonne de joie, de bonheur.

Mais attention, ce spectacle est une vitrine. Quand le feu se termine, c'est une foule qui tente de rentrer chez eux par le métro Londonnien, d'autres vont faire les soldes pour célébrer le boxing day (les soldes chez nous), d'autres partent en club, certains se baladent sur les rues devenues piétonnes. Alors que la foule se disperse dans le calme et la bonne humeur, la pelouse est devenue boue et les centaines de bouteilles de vins et de Champagne jonchent les trottoirs. Une véritable beuverie !

Je rentre dans un pub vers Victoria Station, et je m'installe aux côtés de personnes comme des espagnols, des anglais et Américains, d'autres Français, de Canadiens. Chacun paye une tournée enfin je pense. Autant vous dire que pour le coup j'ai plus bu que mangé.

Vers 2h30 du matin, je decide quand meme de rentrer mais à pieds...bref 1h de marche en plein coeur de Londres.

Finalement j'ai peu dormi car l'Eurostar n'attends pas. 

À peine 24h à Londres pour un passage en 2014, mais un réveillon exitant !

bientôt la vidéo.

J'en profite pour vous présenter à nouveau mes voeux pour cette nouvelle année.

Happy New Year !

DAVID

 

 

 

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1 janvier 2014

MEILLEURS VOEUX 2014

Premier jour de l'année,

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Profitez bien de cette année 2014 pour faire ce que vous avez envie de faire.

En essayant de rester le plus libre possible

Je vous souhaite une Bonne Année 2014

DAVID VANACHTE




29 décembre 2013

A LA DECOUVERTE DE LA LOIRE

Châteaux de la Loire, j'arrive.

C'est ma dernière étape avant de regagner la maison.

Malheureusement, je n'ai pas pu visiter les châteaux de la Loire que je m'étais fixé de voir.

Car oui notre culture dans notre pays n'est pas accessible à tout le monde. Il faut payer pour voir, il faut payer pour apprendre.

C'est sous ces tarifs abusés et incohérents que je commence des derniers jours de mon voyage.

C'est pour moi scandaleux que visiter des biens appartenant à notre pays ne soit pas accessible à tous.

Pourquoi les gens s'intérressent peu à l'Histoire de France? Je commence à savoir.

Ceci étant, après avoir réglé 4€ de parking non loin du Château, j'arrive enfin sur place. LE CHATEAU DE CHAMBORD !

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Les travaux du Château débutent en septembre 1519 par la démolition de plusieurs bâtiments, notamment le vieux château des comtes de Blois, et par la réalisation des fondations du « donjon » carré flanqué de quatre tours rondes, c'était le bâtiment prévu initialement. Sous la conduite de maîtres maçons français expérimentés qui se sont illustrés dans d’autres chantiers royaux du Val de Loire, les travaux vont bon train. Ils sont un temps interrompus après la défaite militaire de François 1er à Pavie face à son rival Charles Quint et sa captivité à Madrid. 

Car il faut savoir que François Ier fut captif en Espagne durant un an jusqu'à la signature du traité de Madrid Par sa signature, il doit  céder le duché de Bourgogne et celui du Charolais, ainsi que de renoncer à toute revendication sur l'Italie, les Flandres et l'Artois. Mais le plus important, il doit épouser Éléonor de Habsbourg, sœur de Charles Quint. François est libéré contre l'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, dont un certain Henri II, futur Roi de France. Bravo l'esprit de Famille !

Ainsi, en 1526, le chantier reprend. Le roi de France modifie alors son projet initial: il adjoint deux ailes latérales au donjon primitif, dont l'une doit accueillir son propre logis. François 1er suit avec attention l'avancée du chantier tout au long de son règne mais n'y réside que quelques jours. En décembre 1539, il saisit l'occasion du passage en France de Charles Quint pour lui faire visiter son nouveau palais. L'empereur est accueilli avec faste et déclare, émerveillé, avoir vu un "abrégé [...] de l'industrie humaine". Lorsque François 1er décède en 1547, le château n'est pas complètement achevé mais le concept architectural voulu par le roi traverse les siècles.      

Les travaux se poursuivent sous le règne d'Henri II mais sont de nouveau interrompus quelques années plus tard. Chambord entre alors dans une longue période pardoxale. Les rois n'y viennent que très rarement, le château n'est habité que par les concierges et le personnel d'entretien mais pourtant le monument fascine toujours ceux qui le visitent.

Il faut attendre pour que le projet initial soit enfin achevé. Ce Roi de France prend pleinement conscience de l'enjeu symbolique du monument. C'est à ses yeux une manifestation du pouvoir royal inscrite dans la pierre et le temps. Ce Roi est LOUIS XIV, alias Roi soleil.

Le roi soleil réside à plusieurs reprises dans le monument en compagnie de sa cour. Ces séjours sont l’occasion de grandes parties de chasse et de divertissements. En 1669 et 1670, Molière accompagne le souverain à Chambord. Il lui présente pour la première fois deux pièces à succès « Monsieur de Pourceaugnac » et le « Bourgeois gentilhomme » dans un théâtre temporaire de Chambord.

Il fut relativement épargné par la Révolution ; le château est pillé, le mobilier qui y restait est vendu mais le monument échappe aux destructions. Il connaît ensuite une longue période d'abandon avant que Napoléon n’en fasse don en 1809 au maréchal Berthier en remerciement pour ses services. Le domaine est rebaptisé « Principauté de Wagram », du nom de la bataille remportée par le maréchal. Ce dernier n'y fait qu’un court séjour et sa veuve demande rapidement l'autorisation de vendre cette grande demeure en mauvais état. L'ensemble du domaine de Chambord est alors offert en 1821 par une souscription nationale au duc de Bordeaux, petit-fils du roi Charles X, né en 1820. Les événements politiques qui le conduisent en exil ne lui permettent pas d'habiter son château. Il ne le découvre qu’en 1871 à l’occasion d’un court séjour pendant lequel il rédige son célèbre « Manifeste du drapeau blanc » qui l’amène à refuser le drapeau tricolore. A distance pourtant, le comte de Chambord est attentif à l’entretien du château et de son parc. Il fait administrer le domaine par un régisseur, entreprend de grandes campagnes de restaurations et ouvre officiellement le château au public.          

Au fil des héritages, la nationalité du Château n'est plus Française, alors l'Etat intervient, et il en devient officiellement propriétaire en 1930. L'Etat prend le parti de présenter le monument dans son état le plus proche de la Renaissance en supprimant les mansardes de Louis XIV qui coiffent l’enceinte basse. C'est sous cette forme que se présente le château aujourd'hui. 

Ce palais royal reste un immense patrimoine sur la Renaissance, la classe à la Française s'il vous plait !

Pourtant des jardins à l'Anglaise vont se tenir à côté du chateau...j'ai du mal à saisir !

J'apprends beaucoup, sans pour autant visiter l'intérieur. Le tarif est de 11€ par personne fin 2013.

Je continue ma route jusqu'au prochain château...CHEVERNY.

J'ai visité ce magnifique et chaleureux château de Moulinsart. Car oui, c'est là que Nestor ouvrit la porte à  Haddock, Tintin et Milou et Castafiore bien sur !

Mais c'est aussi un haut lieu de l'Histoire Française, déjà par sa renommée et son cachet. Pour résumer car l'Histoire du Château est longue et chargée. A noter qu'en 1551, Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II, acquit le château suite à des reventes succéssives pour héritage, légues, reventes ou saisies. Mais il revient à la famille Hurault comme à sa création. Au fils des années et des mariages, le château devient un bijou des châteaux de la Loire.

Je ne peux pas mettre de photos pour accompagner cet article car au départ je ne pensai pas le visiter, mais j'ai changé d'avis. C'est en simple touriste que je me balade dans le parc parfait et bien taillé...à la Française. Et l'intérieur est élogieux, marqué d'oeuvres d'art et de tapisseries ! grandiose !

C'est un magnifique chateau :) 

Je finis par une visite dans les rues commerçantes de la ville de Blois.

 

Le lendemain, je quitte Blois pour rejoindre Tours.

 

 

Sur la route, je m'arrête pour quelques photos à Amboise, un joli château perché face au plus long fleuve de France, la Loire.

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J'arrive au Château de Chenonceau.

Lorqu'on arrive dans cette allée de platane, je suis plongé dans l'univers des châteaux de la Loire.

Chenonceau regorge de trésor et d'histoires, à travers les temps.

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Au début de cette histoire, qui remonte au XVIème siècle, Thomas Bohier et son épouse Katherine Briçonnet rasent le chateau fort et le moulin fortifié de la famille des Marques. Ils ne gardent que le donjon nommé Tour des Marques. (ici en photo au premier plan).

En s'avançant devant le château, il y a cette grande porte verte d'époque François 1er, en bois sculpté et peint. il y a deux blasons de famille, sur la porte de gauche c'est celui de la famille Bohier, et sur celle de droite y figurent les armes de Katherine. Le tout surmonté de la salamandre de François 1er.

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Une fois à l'intérieur, il y a une cheminée en action, faut dire qu'il ne fait pas bien chaud. J'entre dans la salle des gardes où se tenaient les hommes chargés de la protection royale. j'y découvre la devise de Bohier et Briçonnet :

"Si je parviens à construire Chenonceau, on se souviendra de moi".

J'accède à la chapelle, magnifique. Mais les vitraux sont de 1954, car les originaux ont été détruits par un bombardement en 1944. L'histoire est modifiée est chaque evènements laissent des traces.

Je continue ma visite en entrant dans la pièce où dormait Diane de Poitiers. C'est la favorite du Roi Henri II (fils de François 1er et de Claude de France).

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Le sol est incrusté des initiales de Henri II et de Catherine de Médicis : le H et le C.

Le mélange des deux forment un D comme Diane de Poitiers.

Diane de Poitiers dort dans cette chambre, elle est quelque part la maitresse du Roi Henri II, et le portrait de la Reine Médicis est au dessus de la cheminée...bizarre !

La photo ci dessous à droite est la vue depuis sa chambre.

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Depuis cette chambre, on rejoint la Galerie par un passage.

En 1576, Catherine de Medicis fait construire une galerie longue de 60 mètres de long et large de 6 mètres.

La galerie, avec son sol carrelé de tuffeau (ou pierre de Lumière) et d'ardoise est composé de 18 fenêtres.

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Le plafond à solives apparentes resplendit dans cette galerie transformée lors de son inauguration en salle de bal en 1577, lors des fêtes en l’honneur du fils du Roi, Henri III.

 

Posé sur le Cher, cet espace est transformé et aménagé (à ses frais) lors de la première guerre mondiale par le propriétaire des lieux Gaston Meunier en hôpital.

 

Et le château posé sur le Cher sert aussi de ligne de démarcation à partir de 1940.

La rive droite se trouvait donc en zone occupée, et la rive gauche était la zone libre.

Ce lieu fut donc aussi un pont important pour la résistance, qui faisait passer de nombreuses personnes en zone libre.

J'apprends que durant toute la guerre d'occupation, une batterie Allemande était prête à détruire Chenonceau à tout moment.

Et ce n'est que le rez de chaussée !

Le niveau en dessous est celui des cuisines. Elles sont dans les soubassements que forment les deux premières piles assises dans le lit du Cher.

On y trouve un office qui dévoile un four à pain, mais aussi une boucherie, un garde manger. Aussi un pont en bois est placé au milieu des deux piles pour ravitailler directement les bateaux passant dessous.

 

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C'est quelques part dans ces cuisines que Medicis par ses origines Italiennes developpe et introduit au fur et à mesure en France des éléments tel la fourchette, les pâtes, ... .

Je remonte au rez de chaussée et j'y découvre dans un décor incroyable le salon Louis XIV.

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C'est dans ces lieux que Louise Dupin, propriétaire de Chenonceau au XVIIIème siècle, reçut Voltaire, ROusseau, Montesquieu, Diderot, pour ne citer qu'eux. Par sa générosité et son intelligence, Chenonceau évita sa destruction lors de la Révolution Française.

Il y a bien d'autres chambres et de vestibules à découvrir, mais une pièce m'interesse plus que d'autres. C'est la chambre de Catherine de Medicis.

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Sa chambre est couronnée d'un plafond en bois à caissons carrés, dorés et peints. On peut lire dans les compartiments les initiales "H"et"C". Il y a cette belle cheminée, un sol de tomettes impeccables, des tapisseries des Fladres. Son lit à baldaquin est orné de frises, pilastres, portraits de profil inspirés des médailles antiques, typique Renaissance.

Une chambre de Reine quelque part !

 

 

 

 

 

Dehors, il y a deux grands jardins. Celui de Medicis est plus intimiste, mais celui de Diane de Poitier s'étends sur 12 000m² !

Huit grands triangles de pelouse et au centre une fontaine. Le jardin est entouré de terrasses qui protègent les jardins des crues du Cher.

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Ici s'achève la visite du château de Chenonceau.

Je regagne Tours pour une dernière nuit.

Mercredi 18 Décembre 2013, je reviens chez moi.

Des souvenirs pleins la tête.

 

Au final, c'est 2997 kilomètres que j'ai parcouru en 20 jours.

 

Ici s'arrête la première partie de ce tour n°4, la deuxième et dernière partie sera consacrée à mon réveillon de la Saint Sylvestre.

Bonnes fêtes de fin d'année.

David

25 décembre 2013

JOYEUSES FETES

Passez de très bonnes fêtes de fin d'année 2013

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JOYEUX NOEL & MERRY CHRISTMAS !

Bon réveillon. Je vous donne rendez vous dans quelques jours pour un réveillon BIG&BEN !

23 décembre 2013

PARODIE DE FILM

Pour rire un peu, voici un montage vidéo à partir d'un film culte...

"LE JOUR LE PLUS LONG"Film de 1962, réalisé par Ken Anniken.

Avec comme acteur Bourvil, John Wayne, Paul Anka, Henri Fonda, ... et moi !

Arrive bientôt le dernier récit du tour 4 sur les châteaux de la Loire, ainsi que toutes les vidéos et 2014 aussi !

Bonnes fêtes de fin d'année !

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20 décembre 2013

A LA DECOUVERTE DE LA NORMANDIE, DU D-DAY

Avant d’aller plus loin, je rends hommage à tous ces combattants de la Liberté ainsi qu’à ces résistants de l’ombre.

La Normandie, qu’inspire-t-elle pour vous ? Faîtes votre choix ! entre le Débarquement militaire le plus important de l’Histoire ,des fromages comme le Camembert, le Pont l’Evêque, le Neufchâtel, le Livarot. Ou encore le Calvados en alcool, du Pommeau de Normandie, du Poiré, des huîtres et des coquilles St Jacques. C’est peut-être elle, la Normande…la vache bien sûr ! La Normandie recèle de recettes comme les Tripes à la mode de Caen, les caramels d’Isigny...

 

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Il faut remonter à Fin décembre 1941, où Churchill réussit à convaincre le président Roosevelt de donner les priorités militaires en Europe, et non dans le Pacifique même après les évènements de Pearl Harbour à Honolulu.

L’opération OVERLORD est en route, elle commença par des années de préparations en amont, de repérages, de calculs logistiques matériels et humains.

Nous sommes le 5 Juin 1944, 21h15.

« Les sanglots longs des violons de l’automne, blessent mon cœur d’une langueur monotone. »

Ces mots de Verlaine sont écoutés à la radio BBC par des réseaux de résistance Français, il marque l’approche imminente du Débarquement.

Des opérations de diversions ont lieu dans la nuit en Normandie par le parachutage de poupées nommées « RUPPERT ». L’opération est appelée « TITANIC » !

archivesAu petit matin, le 6 Juin 1944, 3 millions d’hommes arrivent sur différentes plages de Normandie. Ils sont Américains, Canadiens, Britanniques, Australiens, Polonais, Belges, Néerlandais, … Ils viennent de différents pays dans le monde délivrant un message : la Liberté.

Mon parcours en Normandie se découpe selon les plages associées au D-Day. Elles se nomment UTAH, OMAHA, GOLD, JUNO, SWORD.

Le Mur de l’Atlantique est infranchissable selon les Allemands, ce Mur était une défense de 15000 ouvrages tout le long du littoral, allant de la Mer du Nord à l’Atlantique. Elle nécessite l’emploi de 450000 ouvriers volontaires ou requis. Il a été utilisé plus de 11 millions de tonnes de béton et 1 million de tonne d’acier pour les armatures. Ce mur est composé de Forteresses, de batteries d’artillerie, des obstacles posés sur les plages elles-mêmes ou dans l’arrière-pays. Certaines sont détruites, et d’autres conservées mais rongées par le temps.

Je traverse le pont Pegasus. Un pont et point stratégique que les soldats Britanniques devaient préserver pour la traversée des renforts. Objectifs réussis pour ces soldats surnommés les « bérets rouges », les premiers soldats du Débarquement atterrissant par planeurs et parachutes.

J’arrive à Courseulles-sur-Mer, il sera mon point de chute durant mon séjour en Normandie. Mon appartement donne sur la plage de Juno ainsi que sur le mémorial des soldats Canadiens. Et les traces des avions dans le ciel laissent un "v" comme la première lettre du mot "victoire".

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Sur huit kilomètres de plage, 14000 soldats débarqueront sur cette plage dont le 3ème R.I.  surnommé « les Gars de la Victoire ou de la Mort ». Ici à Juno Beach, il y a une grande croix de Lorraine en métal qui fait face à la Manche, symbole fétiche du Général de Gaulle mais aussi de la « France Libre », symbole de Liberté.

 

Sur GOLD Beach, j’ai visité la batterie d’Artillerie Allemande de Longues sur Mer. C’est la seule classée « Monument Historique » et équipée de ses canons 150mm. Je pensais que les canons étaient implantés au bord de l’eau, ou à flanc de falaise. En réalité, seul un poste avancé transmettait les coordonnées aux tireurs situés plus en recul. La taille du canon en dit beaucoup sur la puissance de feu ! Il y a 69 ans, il ne faisait pas bon à rester dans les parages !

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DSC_0200-001La plage plus à l’Ouest se nomme OMAHA. Elle est la plus connue des plages du D-DAY mais aussi la plus meurtrière. Si aujourd’hui le sable est dorée et la plage déserte, il fallait y voir des croix en acier sur la plage, des hommes courant sur la plage et du sang provenant de ceux qui sont tombés. Sous les ordres du général Bradley, 34000 hommes débarqueront sur les plages d’Omaha dont le Premier RI surnommé « THE RED BIG ONE » en référence au « 1 » écrit en gros et rouge sur le blason du régiment. Les bombardements vers 5h50 ayant ratés des cibles d’ennemies, plus de 1000 soldats seront tués et quelques 2000 seront blessés ou portés disparus. Un quart des pertes seraient dues à la noyade. C’est quinze fois plus qu’à UTAH Beach.

 

 

 

20131214_113622-001Les corps des soldats Américains et Américaines seront inhumés après le D-DAY dans les cimetières des villes et villages alentours puis exhumés pour être transférés dans le cimetière Américain de Colleville-sur-Mer. Certains d’entre eux seront transférés à la demande des familles dans leurs villages natals aux Etats Unis. Ainsi sur 70 hectares, 9387 pierres tombales en marbre Blanc de Lasa(Italie) sont alignées sur une colline au-dessus de la plage OMAHA. Drôle de destin pour ces hommes qui pour notre liberté ont débarqués et gravis sans le savoir la colline où il repose actuellement. Parmi ces tombes, il y a 45 paires de frères. Leurs histoires ont inspirés Steven Spielberg pour le film « Il faut sauver le soldat Ryan ». Il y a un mémorial qui abrite une statue de 7 mètres de hauteur tournés face aux tombes.

Dans ce cimetière militaire, c’est une sensation de respect, de sacrifice et d’honneur. Il est l’un des 14 lieux de sépultures militaires permanents de la Seconde guerre Mondiale situés en terre Etrangère. Bien que ce terrain fut concédé à perpétuité aux Etats Unis par la France pour en faire un lieu de sépulture, un terrain exonéré de charge et d’impôts. Son financement provient de « AMERICAN BATTLE MONUMENTS COMMISSION », dont leurs bureaux se situent à Arlington en Virginie, à côté du cimetière militaire portant le même nom. (cf le blog à Washington dc).

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En bas du cimetière, la plage OMAHA. j'y marche un long moment, et j'imagine la scène où des milliers de bâteaux arrivent vers moi, où des millions d'hommes foncent remplis de courage et de bravoure. Aujourd'hui, les avions bombardiers ont disparus laissant le ciel vident. Les hommes ne crient plus sur la plage, laissant seul le bruit du vent et des vagues roulant sur la plage. Aujourd'hui, la sang ne coule plus laissant le sable d'une couleur légèrement dorée. J'aimerai être petite souris pour être là, spectateur. Mais la mémoire perdure et c'est le plus essentiel, pour ne pas laisser dans l'ombre leurs nobles causes, à la défense de notre liberté, notre pays, notre patrie, notre fierté, nos terres, nos traditions.

Je le dis souvent mais il faut le voir pour le croire. C'est la différence entre croire ou imaginer, et voir et ressentir.

Mon chemin me conduit sur la pointe du Hoc. Les falaises sont raides, et pourtant ils y sont parvenus !

Ils ont osés et y sont parvenus. Gravir en quelques minutes seulement dans des conditions rudes...respect !

Marqué par de profonds cratères, la végétation à du mal à se frayer un chemin entre la roche et la rouille. Ce fut un féroce combat, mais la surprise fut de taille quand les Rangers découvrirent que les gros madriers de bois étaient installés à la place de canons. 135 soldats sont morts en tentant d'escalader la falaise pour y prendre une place forte de défense Allemande. Le bunker éclairé par des néons (sinon c'est le noir obscur) est libre d'accès, il fut aussi le décor dans la scène du Jour le plus long (au téléphone) "C'est le débarquement, si je vous assure, c'est fantastique".

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Cette vue panoramique vue de l'intérieur du bunker de la pointe du Hoc.

Un instant, imaginez vous le 6 juin 1944 vers 6h30 quand vous voyez des milliers de navires sortant du brouillard. Vous attendez l'ennemi depuis des semaines, vous prenez votre café dans le froid et au loin ils arrivent...intrigant comme situation. 

 

 

 

 

 

Si j'ai prolongé ma route, c'est pour y découvrir un village qui est rentré dans l'histoire par un parachutiste en particulier...JOHN STEELE.

DSC_0232Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, lors du parachutage des troupes de la 82ème et 101ème divison aéroportée sur la zone de Sainte-Mère-Eglise, John Steele fut atteint au pied par un éclat de canon antiaérien. Il atterrit sur le clocher de l’église aux alentours de 1h00 du matin. John se balançait et tentait de se libérer de son parachute tandis que sur la place, tout autour de l’église, la bataille faisait rage. Il essaya de se décrocher en vain. Pour l'anecdote, selon l'histoire racontée au Musée Airborne à côté de l'Eglise, après plus de deux heures, deux soldats Allemands du nom de Rudolf May aidé par un certain Alfons Jackl vinrent le décrocher. John fut soigné et fait prisonnier. Il s’évada et trois jours après, rejoignit les lignes alliées et fut transféré vers un hôpital en Angleterre. Il a participé à d'autres parachutages en Hollande et en Allemagne. Il fut décoré de la Bronze Star pour sa bravoure et de la Purple Heart pour blessures aux combats. Il décéda en 1969 d'un cancer de la gorge.

photos:

 

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A l'ouest du village, je trouve les plages de UTAH BEACH, dont un village porte le nom de la plage.

Des plages plus sauvages, mais dont l'histoire fut glorieuse également.

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Enfin, pour clore ce chapitre sur le débarquement, qui m'aura fasciné et intrigué; je visite Arromanches les Bains, dont des vestiges du port artificiel restent encore sur la plage. Un port nommé "Mulberry". Les blocs de bétons creux sont les seules traces visibles sur la plage. Au loin, j'aperçois les bases de ce port qui était le point de ravitaillement en matériels logistiques, en voitures ou chars ou jeep, en armes, et en vivres principalement.

A la base de ce port, une belle histoire pour 15 bâteaux en fin de vie. Mais comment un vieux navire de guerre peut-il servir? La réponse en étant un pièce fondatrice !

Un gooseberry ou "groseille"en Français est le nom de code donné par les Alliés à un réseau de brise-lames disposé le long du littoral Normand pendant l'été 1944. Les brise-lames sont notamment composés d'anciens navires et bâtiments de guerre des pays alliés, traversant la Manche par leurs propres moyens ou ayant été tractés depuis l'Angleterre. Lestés au préalable par du béton, ils se sabordent ensuite à l'endroit prévu, leur coque dépassant d'environ deux mètres la surface de l'eau à marée haute.

 

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 Bien sur en photos ça parait petit, mais un bloc doit faire 10-15 mètres de long sur 7-10 de large. c'est énorme !

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Ainsi touche à sa fin mon court séjour dans l'histoire de la Normandie, décisive. Un charmant petit coin que je ne manquerai pas de revisiter, peut être à l'occasion du 70ème anniversaire du débarquement...à voir.

 

Nous sommes dimanche 15 décembre, j'entame la dernière étape de mon voyage "cocorico", les châteaux de la Loire.

 

"Nous aurons la paix, même si nous devons nous battre pour l'obtenir" Dwight D. Eisenhower

 

David

 

16 décembre 2013

Et le tour continue !

Le dernier article s’arrêtant à l’entrée de Reims, j’y suis désormais !

Une entrée facile dans la ville, plus facile de Lyon ou Strasbourg par exemple. Arrivée dans la rue Liberger, la belle cathédrale est face à vous. J’ai de la chance aujourd’hui, il fait ciel bleu, sans nuages et avec un soleil rayonnant.

Cette cathédrale de Reims, de style Gothique dont la façade extérieure est actuellement en rénovation.

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On peut y admirer au total les 2 303 statues ainsi que 88 animaux.

Le premier Roi de France à être sacré fut Louis le Pieux, surnommé le Débonnaire. Il est le fils de Charlemagne (sacré Roi le jour de Noël de l’an 800 à Aix la Chapelle je crois). Louis le Pieux déclara qu’un roi n'est roi que s'il est catholique et sacré à Reims avec la Sainte Ampoule. Il aurait dit à l’archevêché de Reims peut après qu’il a été sacré Roi au même endroit qu’un autre Roi du même nom que lui a était jugé digne de la grâce du baptême…faisant référence à Clovis, son aïeul.  

Clovis est baptisé Roi des Francs (« baptisé » car Païen d’origine, il se convertit au Catholicisme. Il y entrevoit de nombreux avantages à épouser la cause de la religion officielle de l'ancien Empire Romain). Les fouilles menées ont permis de découvrir un « baptistère » au cœur de la cathédrale, mais au niveau inférieur et interdit au public. C’est grâce à une onction sur le front du visage, sur les épaules et sur les mains qu’il devient Roi. Et cette huile sacrée utilisée se prête à l’onction divine. En effet, l’archevêque Saint Rémi utilise le « saint crème » mais il y ajoute un baume solide apporté dans une fiole ou « ampoule » par Dieu lui-même, et ceci par l’intermédiaire d’une colombe. Quelques gouttes de cette huile sacrée sont conservées encore aujourd’hui par l’Archevêché de Reims. Cette Sainte ampoule (le contenant) fut cassée lors de la révolution vers 1793 et perdue. Une autre personne mais je ne me souviens plus de son nom, aurait récupéré quelques gouttes sur le sol et fut entreposé dans une « sainte ampoule », dont on peut y voir le coffre dans le Palais de Thau. (Fermé lors de ma visite)

Le Palais de Thau est juste à côté de la cathédrale. « Thau » signifie la lettre « T » dans l’alphabet grec, et rappelle l’architecture de cet ouvrage en forme de « T ». Il est aussi appelé le palais épiscopal. C’est ici que les Rois venaient séjournés lors de leurs sacrements.

L’intérieur de la Cathédrale est plus sombre que celle de Strasbourg, elle est moins éclairée mais plus majestueuse, et aussi plus mystérieuse.

DSC_0073Elle subit de nombreuses mutilations lors de la première guerre mondiale, notamment le 4 septembre 1914 quand les Allemands entrèrent dans Reims. Le 19 septembre 1914, suite à un bombardement, l’échafaudage situé sur le portail nord s’enflamme et le feu se communique à la charpente de l’édifice. Une poutre de l’échafaudage en feu s’effondre et décapite l’ange. Sa tête tombe sur le sol quatre mètres plus bas et se brise en une vingtaine de morceaux, soigneusement ramassés et mis en sécurité. Après la guerre, à partir des fragments d'origine, un moulage est réalisé (il est conservé au musée des monuments français) et la tête est reconstituée que vers 1926. Le sourire énigmatique de cet ange devient rapidement le symbole de la ville de Reims. Il porte depuis le nom d' « Ange au Sourire », appellation emblématique de la ville de Reims.

Et cet incendie laissa perplexe les architectes car pour refaire une charpente, il faut du bois. Mais les quatre années de guerre ont laissés des traces dans les forêts (et le mot est faible). C’est donc une structure en ciment armé. Et pour subvenir aux besoins financiers, l’Eglise fait appel aux dons. Et la famille ROCKEFFELLER est le principal mécénat.

DSC_0071Je fais le tour de la nef, et je me dis que je marche dans les pas d’une cinquante Rois de France qui sont venus se faire couronnés. L’Histoire de France à travers ses rois.

Je quitte Reims avec quelques biscuits roses de la maison Fossier, grande spécialité sucrées. Mais aussi des biscuits « Charles VII », dont son histoire remonte à son sacre de Roi  à Reims en 1429. Il fut à cette occasion accompagné de Jeanne d’Arc. Il y eut de grands festins et les soldats emportèrent pour la route des pains d’épices et aussi des biscuits !

Je trace la route. J’arrive au Val d’Europe en fin de journée, en région parisienne, à côté de Disneyland Paris. Après quelques courses, je m’installe enfin.

 Le lendemain, Mardi 10 décembre, il fait très froid et il faut dégivrer manuellement le pare-brise J

Je me ballade pour y visiter notamment le « Musée de la Grande Guerre » à Meaux. Fermé le Mardi…ma déception est grande quoique. J’apprends que l’entrée plein-tarif est de 10€. Alors c’est l’heure de mon coup de gueule. Le mausolée de Lénine à Moscou, le mémorial des soldats Australiens à Melbourne, voir de ses propres yeux la constitution des Etats Unis à Washington DC, le musée « Te papa » à Wellington en Nouvelle Zelande : GRATUIT ! Une participation est demandée à l’effort pour la conservation et l’entretien des lieux, car le principe est simple : Apprendre !

La culture est et doit être accessible à tous. En France, nos musées sont payants et c’est bien dommage ! Il faut payer pour apprendre…est-ce normal ? Alors oui il y a des tarifs réduits pour les enfants, ou pour les handicapées, ou pour les chômeurs. Une classification des genres que je sous-entends comme discriminant. L’Histoire de France avec un grand « H » doit être accessible à tous citoyens. Alors je ne suis pas si déçu car j’en ai beaucoup appris sur place mais quand même. Et de vous à moi, un musée fermé en pleine semaine…c’est pour éviter les heures supplémentaires ?

Du coup, je me suis promené dans les allées de Disney Village, sans rentrer dans les Parcs. J’ai profité des grands écrans pour voir le dernier Disney « REINE DES NEIGES ».

Au lendemain, c’est sous un soleil radieux mais un ciel pollué que je quitte Marne la vallée. En effet, la pollution aux fines particules est au niveau 9 sur une échelle de 10. Elle durera plusieurs jours. Pour y remédier, la vitesse est diminuée de 20km/h sur les routes. J’arrive sans difficultés en Picardie, à Compiègne. Et quelques encablures plus tard, j’arrive dans une mythique clairière, celle où fut signés deux armistices. C’est un des rares lieux où l’Histoire s’est écrite deux fois.

Premièrement, c’est la première guerre mondiale. Après neuf millions de morts selon les bilans de l’époque (mais il faut je pense compter plus), le 11 Novembre 1918 est signée l’Armistice. Elle fut signée par le Maréchal de France FOCH, dans une clairière tout près de Compiègne, dans un  wagon…

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Mais retour en arrière, en 1913. Deux séries de wagons restaurants, soit 37 voitures, sont commandés par la Compagnie internationale des wagons-lits et livrés à partir de 1914. Comme les wagons et voitures de l'époque. En septembre 1918, dans le cadre des réquisitions de temps de guerre, elle revient aux ateliers de Saint-Denis pour être transformée en voiture-salon-bureau. La voiture (mais sur rail) s’accroche le 29 octobre au train du Grand Quartier général à Senlis, pour la mise à disposition du maréchal Foch et de l’Etat major.

Le 7 Novembre 1918, le train fut acheminé dans la forêt de Compiègne. C'est ce lieu isolé mais peu éloigné du front et du Quartier Général allié pour les négociations de l'armistice entre les Alliés et les Allemands. Ce site, qui deviendra plus tard la Clairière de Rothondes, était équipé de deux voies ferroviaires, distantes d'une centaine de mètres et reliés à la ligne de Compiègne. Mais j’apprends aussi qu’un second train fut aménagé pour abriter la délégation allemande.

DSC_0088Les négociations furent menées dans la voiture-salon et le 11 novembre entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, après une ultime séance débutée à 2 h, elle fut signé avec une application sur le front fixée à 11 h du matin. Dans le musée, il y a peu de photos qui sont prises, le Maréchal Foch les ayant interdites, pourquoi je ne sais pas !

Le musée de l’armistice (où d’ailleurs son site internet est très moche et horrible) est aussi dédié aux soldats morts pour la France. Aussi il y a une attention plus particulière au dernier soldat Français tombés au champ d’honneur. Il s’agit d’Augustin Trébuchon, mort d’une balle dans la tête. Je me suis interrogé sur le fait qu’un homme mort le 11 Novembre 1918 soit enterré et dont l’inscription sur sa pierre tombale soit inscrite « mort le 10 Novembre 1918 ». Ce n’est pas une erreur mais à l’époque, il était inconcevable de mourir le jour de la victoire. Il est le dernier soldat mort lors de la grande guerre mais aux yeux de l’Etat civil, il est mort la veille de sa mort…bizarre !

C’est un jour de gloire qui arrive comme le dit Rouget de l’Isle dans la Marseillaise ! L’Allemagne est vaincue. L’armistice ne dure que 36 jours reconductible, le temps de l’élaboration du traité de Versailles, qui sera signé dans la Galerie des Glaces au château de Versailles en 1919.

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Mais savez-vous que l’armistice de 1940, qui fut signé au même endroit a été choisi par Hitler lui-même. Le wagon fut sorti du musée de l’époque, pour cela il a fallu casser un mur pour être acheminé au même endroit qu’en 1918. Hitler veut humilier la France de sa défaite.

Le 21 juin 1940, Hitler accompagné de plusieurs hauts dignitaires allemands comme Göring, se rend sur place quelques heures pour le début de la négociation d'armistice, lequel sera signé le lendemain,  le 22 juin 1940.

Dans cette clairière, au milieu de mes photos, j’y fais la rencontre d’un Historien. Il me dit qu’à l’endroit où je me tiens Hitler était là en 1940. Du coup je m’écarte un peu ! on discute ensemble de Pétain, un autre homme dont il était question la veille au soir à la télé sur France 2. (Un jour, Une Histoire).

Après signature de l’armistice et donc du premier jour de la collaboration, le wagon fut en deux jours chargé sur une remorque pour être transféré sur une autre voie ferroviaire, celle qu’il l’emmènera à Berlin, en Allemagne. Il sera exposé pendant des jours pour soulever des fonds. Mais la tragique histoire de ce wagon prendra fin en Allemagne en 1944. De peur que les Alliés ne remettent le grappin dessus, l’Armée Nazie le brûlera dans le bourg de Crawinkel. Un comble pour une armée qui a accumulé de nombreux trésors dans le monde, par le pouvoir ou par la force.

Dans ce musée, il reste quelques vestiges du fameux wagon épargnés du feu, comme des lettres en métal, ou une rampe d’accès. Allez, je quitte cette clairière à l’histoire bien remplie pour rejoindre la Normandie, toujours suivi  d’un nuage de pollution aux fines particules.

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Et j’arrive à Rouen. Belle ville mais mal guidé par mon GPS, je me retrouve bloqué dans une artère commerçante bondée de gens cherchant les cadeaux noël. C’est finalement avec l’aide de locaux que j’arrive à sortir facilement du labyrinthe et je trouve un parking souterrain qui s’appelle « La pucelle ». C’est le surnom donné à Jeanne d’Arc. Née vers 1412 en Lorrain, elle est une héroïne de l'histoire de France, une chef de guerre et sainte de l'Église catholique, connue depuis l'époque comme « la Pucelle d'Orléans ». Elle prétendait avoir reçu de la part du royaume des cieux une mission, celle de délivrer la France de l'occupation anglaise. Menant des batailles, conduisant le dauphin au sacre à Reims, il a contribuée ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans. Rien que ça !

Mais elle est capturée et condamnée pour hérésie à être brûlée vive en 1431 par les Anglais. Plus tard en 1456, un procès conclura à son innocence et Jeanne d’Arc sera élever au rang de martyre. Jeanne d'Arc est devenue une icône en France, cette personnalité mythique a inspiré une multitude d’œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques dont celui de Luc Besson. Son exécution lente et cruelle (rappelons que nous sommes au Moyen-Age), sera établie sur la place du Vieux Marché. Et pour éviter toute … ces ossements et ses cendres seront jetées dans la Seine. C’est dans ce fleuve Français qu’à lieu la Grande Armada.

Je passe la nuit à deux pas de la place Vieux Marché, dans un Best Western. J’ai droit à un tarif préférentiel pour travailler dans la chaîne mais j’aurai préféré payer plus pour mieux dormir, car l’ascenseur était mon voisin de chambre. Mais le petit déjeuner m’a été offert alors j’oublie tout ! Surtout qu’ils possèdent des pancakes avec sirop d’érable, le régal ! Mais je constate que les gens ne savent pas se servir d’un presse agrumes…comme quoi c’est partout pareil !

Je n’ai pas beaucoup de route à parcourir aujourd’hui, alors je profite d’un détour par Deauville, ses planches, sa plage, son cinéma. A ce propos, viendra dans quelques jours un spécial « chabadabada », surprise à venir.

Visiter Deauville ainsi que d’autres places importantes en France en hiver, c’est avoir plus de place, plus de temps, moins de bruits, et plus de calme.

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Je traverse les marais Normands, nommés Bocage Normands. Dans ces longues prairies, j’y trouve de quoi s’évanouir devant un camembert, un véritable, au lait cru, affiné avec soins, qui a du caractère. La dame me l’a vendue 2€ ! Comme quoi dans ces petits coins, c’est moins cher que l’industriel ! pensez-y, mangez local !

J’arrive devant un pont métallique, symbole de l’opération PEGASUS. Il est pour moi la porte d’entrée dans cette page de l’histoire, le jour de la plus grande opération militaire que le monde ait connue, celle du débarquement de Normandie le 6 Juin 1944.

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J'arrive à Courseulles-sur-mer. Depuis l'appartement d'un particulier que j'ai loué, j'ai la vue sur la Manche. Ici C'est Juno Beach, une des quatres plages du D-DAY.

20131212_213925En attendant, pour ce mettre dans le bain, je regarde "LE JOUR LE PLUS LONG".

Forcément !

A suivre...

Bien à vous,

 

David

11 décembre 2013

A LA DECOUVERTE DE...VERDUN

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 "Avant de me rendre à Verdun le weekend dernier, je pensai que la première guerre mondiale était horrible. Et bien non, c'était pire."

 

 

Après Lyon, puis Chalon sur Saone, Strasbourg, et Nancy, j'arrive à Verdun.

Mon arrivée commenca sous le flash d'un radar automatique...rrgghh. 

La route est bordée de mémoriaux rendant hommage aux soldats tombés un peu partout dans la région.

Je m'arrête dans le cimetière militaire de Flirey.

Ici reposent 4379 Français morts pour la France, ainsi que 28 alliés.

 

Il y a également un ossuraire, c'est à dire un endroit où furent entreposés sous la terre des ossements de 1721 soldats dont leurs identités n'ont pas pu se faire.

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C'est avec un sentiment de respect que j'entre dans cette espace où des soldats sont tombés au front.

Dans les bois qui entourent ce cimetière militaire, rien n'est plat.

Lorsque les Allemands se replièrent après une offensive Française en septembre 1914, ils formèrent des tranchées. C'est la guerre de positions.

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Ici à gauche, des sépultures de soldats inconnus.

Je quitte ces bois pour gagner la ville de Verdun, emblème de la Grande Guerre.

Rappelons que le 21 Février 1916 à Verdun, le plus important bombardement de l'Histoire de la guerre fut autour de cette ville. Durant 10 heures, plus de 2 millions d'obus sont tombés.

 

Imaginer plus de 3000 obus qui tombent par minute, pendant 10 heures.

Imaginer le souffle, le bruit, des prairies qui deviennent une terre de désolation, un monde se tombe dans l'enfer. Et au milieu des hommes.

Avant d'aller plus loin, c'est la mémoire de ces hommes, femmes, ces enfants que je mets en avant. La mémoire de ces 9 millions de morts.

J'ai vadrouillé -extra et -intra muros durant mon séjour à Verdun.

Je commencerai par vous montrer cette jolie ville, j'aimerai dire "gros village".

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A ma gauche, c'est un monument de la ville, la Porte Chaussée. Edifiée au 16ème siècle pour défendre la ville face à la "chaussée de l'Est", les convoits pour le front passaient sous sa voûte.

A droite, c'est une vue panoramique qu'offre le Palais Episcopal.

C'est aussi dans ce palais Episcopal (ci dessous que contient le Centre Mondial de la Paix. Egalement une belle exposition temporaire sur la guerre au Mali (opération Serval en 2013).

 Mais je m'attendais avec un nom aussi prometteur à des Colombes et des Nations Unies partout, mais non.

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En contrebas, j'ai visité dans l'obscurité la citadelle souterraine.

Au dessus une abbaye dont la première pierre remonte à l'an 952. En dessous, une "fourmilière".Elle abritait divers services pour les soldats.

Ainsi sur les 7 kilomètres de long de galleries, à 16 mètres de profondeur, je visite une partie d'entre elles à bord d'une machine auto-guidée. Une vingtaine de minutes dans le froid, il doit faire à peine 10°C. Durant la Grande Guerre, plus de 2000 soldats se refugiés au milieu des cuisines, d'une infirmerie, de magasins de munitions et de poudre. Elle fut une place logisitique dans Verdun. Il y a aussi une boulangerie qui fonctionna jour et nuit, et plus de 41 000 rations de pains étaient fabriqués.

Symbolisant la résistance d'une nation entière, la citadelle souterraine accueille le 13 septembre 1916 une cérémonie en présences de personnages politiques et militaires de l'Armée Française et aussi des alliés. Le président PoinCarré remet 8 médailles honorifiques aux représentants de la ville de Verdun. Aujourd'hui encore, avec 26 médailles, Verdun est la ville la plus décorée de France.

Sur la route de Douaumont, il y a le cimetière militaire de Verdun "Faubourg Pavé". 5 095 corps reposent. Certains étaient sous le commandement du général Pétain en février 1916. "Le vainqueur de Verdun" sera élevé au rang de Maréchal de France, pour le sens de l'organisation et le charisme de l'homme. Mais c'est aussi le même homme qui sera à la tête de "L'Etat Français" après l'armistice de 1940. Il déplacera le gouvernement en zone libre, à Vichy (d'où le nom du "gouvernement de Vichy").

cimetière militaire de Verdun Faubourg Pavé

Au milieu, un mat hissant les couleurs de notre pays. Autour, 7 corps et une histoire.

Il faut revenir le 2 novembre 1920, où les députés à l'unanimité ont adoptés un projet de loi ayant pour objet : "ordonner la translation à Paris et le dépôt des restes d'un soldat inconnu mort pour la France". Et le lieu fut choisi en même temps, c'est l'Arc de Triomphe.

 

 

LE CHOIX DU SOLDAT INCONNU

Le lendemain, le ministre des Pensions et de la guerre Mr André Maginot (qui fut l'auteur de la Ligne Maginot pour le renforcement des frontières après la Grande Guerre) fait connaître les directives aux neuf secteurs de l'ancien front. Ainsi en Alsace, Flandres, Artois, Somme, Marne, Chemin des Dames, Verdun, Champagne et en Lorraine, un corps d'un soldat Français mais dont l'identité n'a pas été possible fut exhumé. Ils seront regroupés à la citadelle Souterraine (voir ci dessus) mais seulement 8 cerceuils y rentreront. La neuvième dépouille soulève trop d'interrogations et son entrée y sera refusée.

A 15h, le 10 Novembre 1920, se déroule la cérémonie à la Citadelle souterraine de Verdun, en présence d'André Maginot. Ce dernier tendra un bouquet de fleurs à Auguste Thin, jeune caporale du 132ème Régiment désigné la veille pour choisir le soldat inconnu. Maginot prononca alors ces paroles:

"Soldat, vous allez déposer ce bouquet sur l'un des 8 cerceuils, il sera alors le solat inconnu [...]. C'est le suprême hommage, et qui n'est pas trop grand, lorsqu'il s'agit de celui dont le sacrifice anonyme et le courage surhumain ont sauvé la Patrie, le Droit et la Liberté"

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Le jeune caporal s'arrête sur le 6ème cerceuil. Il explique son choix en affirmant qu'il a voulu rendre hommage à son régiment (le 132ème), en faisant le calcul 1+3+2=6. Dès lors, ce soldat est l'homme reposant sous l'Arc de Triomphe sous un drapeau Français. Et les 7 autres corps sont enterrés (à nouveau) dans le cimetière à Verdun, autour du mat, sous le drapeau tricolore.

 

 

 

 

 

Reprenant la voiture, je m'éloigne à une dizaine de kilomètres de Verdun. Certains paysages ne pouvant plus être destinés à la culture, ils ont été reboisés.

Au milieu des bois, des mémoriaux.

Ici celui au Ministre de la Guerre et des Pensions, André Maginot.

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Ci dessous, le mémorial de Verdun. Fermé pour rénovation jusqu'en 2015.

Réeouverture prévue pour les célébrations du centenaire de la Grande Guerre.

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Fleury devant Douaumont. Village dont il ne reste plus rien hormis les cratères des explosions d’obus. Ce village qui fut pris et repris 16 fois. Aujourd’hui, le seul bâtiment est une chapelle à l’emplacement exacte de l’église. Des légendes sont plantés aux emplacements où furent un café, une mairie, des exploitations agricoles, un chapelier, des vignerons...

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Il ne reste rien, pas un mur, pas une cheminée, et pourtant ce villge de Fleury devant Douaumont est une ville avec son panneau "entrée" et "sortie" et aussi avec un maire.

Je continue ma route jusqu'au Fort de Douaumont. C’est une colline « difforme » où en dessous c’est comme un abri. Un refuge au milieu de l’enfer. Et au dessus, une vue panoramique. Des tourelles sont installées dessus telles des soucoupes mettaliques. Et toujours ce silence.

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Je continue ma visite jusqu'au village détruit de Douaumont.

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Détour sur un mémorial nommé "la tranchée des baïonnettes". C'est un souvenir du 10 juin 1916 où des soldats Français furent ensevelis vivants à la suite d'un violent bombardement. Seul la baïonnette de leurs fusils sortaient du sol. Ils sont toujours là, debout dans la terre.

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Je me suis arrêté au bord d’une route. Un panneau annonce « Boyaux de Londres ». C’est un vestige du passé qui perdure dans le temps. C’est une artère de communication qui reliait le fort de Douaumont aux lignes de l'arrière. Cette tranchée est faite de poutres en béton armé et consolidées par des plaques de bétons.

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Ma visite assez traumatisante dans l’univers de la Grande Guerre continue par l’ossuaire de Douaumont. C’est le mémorial le plus important de la première guerre mondiale. Cette vaste nécropole rassemble 130 000 corps de soldats tombés au champ d’honneur. Ils sont entreposés dans des sarcophages en granit. Ce bâtiment de 137 m de long possède une tour haute de 46m nommée la tour des morts. J’y monte. En haut des 204 marches, je distingue le cimetière National en contrebas et les 15 000 tombes de soldats morts pour la France. Je ne réalise pas. Je suis sans mots. Je suis choqué.

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Avant que la nuit ne tombe, je visite le Fort de Vaux. Il fait toujours froid. J’ai peur d’être malade à force de faire chaud/froid. Je me couvre d’avantage. A l’intérieur, c’est 10°C. Les Allemands ont pris le Fort le 7 juin 1916, malgré une défense qualifiée d’héroïque. Les Français le récupèreront cinq mois plus tard. Ils découvrent que des Allemands furent tués dans le fort à cause d’une explosion dans le magasin à munitions. L’intérieur est sommaire. Des hommes reposent à l’intérieur du Fort.

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Autour du fort, toujours ces bosses, ces cratères d'obus que la terre n'a pas refermés.

Je redescends sur Verdun, j'emprunte la route que des milliers de soldats ont empruntés il y a des dizaines d'années.

Dernière nuit sur Verdun.

 

Le lendemain, il a gelé.

Ma voiture rouge a vêtue une couche de glace.

 

Je prends la route de Reims. Sur la route, je m'arrête au monument le "MORT HOMME". De furieux et violents combats se sont produits sur cette colline. Mais tout les assauts de l'armée Allemande furent repousées. Au dessous cette statue mélangeant la vie et la mort, une inscription :

"ILS N'ONT PAS PASSÉ"

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D’autres cimetières militaires s’allongent sur ma route. Je m’y arrête à chaque fois.

Ici un cimetière militaire Américain

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Un autre ci dessous à la sortie de Verdun

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Je l’avais vu sur la carte, ce village était sur ma route. Le nom de « Varennes-en-Argonne » vous dit quelque chose ? Pourtant il figure dans les manuels de l’Histoire de France. Le 21 Juin 1791. Lui et sa famille voulaient se rendre à Montmédy. Mais Louis XVI, Marie-Antoinette et la famille royale furent arrêtés ici à Varennes. Tous étaient hébergés dans la maison de l’épicier « Sauce ». Cette maison fut détruite par la guerre 14-18. Rappelons que Louis XVI fut arrêté par Drouet à l’église. Il ne reste que la tour qui porte le nom de TOUR LOUIS XVI. C’était bien après qu’il ne perde la tête bien sur !

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Dans le même village, c’est un monument grandiose (et donc Américain) dédié aux Américains Morts pour la France durant la guerre de 1914-1918.

Le soleil brille le ciel est bleu, je quitte la Lorraine pour rejoindre Reims.

Je ne sais combien de tombes j’ai vu durant ce weekend-là.

Trop forcément.

Une chose est sure, nous sommes là grâce à eux. Alors tout simplement…Merci.

Bien à vous,

David

 

 

 

10 décembre 2013

A LA DECOUVERTE DE...STRASBOURG

Le Tour continue, après ces quelques jours en Bourgogne, je reprends la route et direction l'Alsace.

Sur la route, je fais escale à Belfort dans le département du Territoire de Belfort, ça ne s'invente pas !

Et j'en profite pour visiter la citadelle Vauban, qui au départ est un château féodal datant du VIIIème siècle.

La citadelle est perchée sur une colline et donne un point de vue sur la ville. images.

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Au pic de la citadelle, un drapeau Français flotte face au vent (et il y en a !).

Et en contre-bas, y réside un félin, un Lion en pierre de 11m de haut sur 22m de long.

Il fut construit par celui qui créa la statue de la Liberté: Auguste Bartholdi. Il est l'emblème de la ville.

Pour l'anecdote, le lion regarde vers l'Ouest, tournant donc le dos à l'Est et à l'Alsace attribuée à l'Allemagne.(XIXème).

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Je continue ma route avec quelques spécialités dans le coffre tel du Mont d'Or...heureusement je ne suis pas en été !

Le jour laisse place à l'obscurité et j'arrive sur Strasbourg.

FENETRE_SUR_KRUT_CUISINEFENETRE_SUR_KRUT_2Pour mon hébergement dans la capitale de Noël, j'ai choisi local. Ainsi j'ai loué un appartement à seulement 700 mètres de la place Kleber à des propriétaires sympathiques !

 

 

 

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Ce soir là, c'est Kougloff acheté à la boulangerie en bas de l'immeuble.

Avec pommes de terre vapeur, du jambon et du Mont d'Or fondant (et je parle de fromage au lait cru !). Et avec un Arbois Pupillin,ce fut un vrai régal !

 

Le lendemain (5 décembre2013), c'est avec tristesse que le monde apprends la disparition de Nelson Mandela.

Aujourd'hui, je reviens quelques peu sur mes pas pour prendre la direction de Schirmeck.

Visite du mémorial de l'Alsace Moselle qui retrace les grandes dates de cette région depuis 1870.

Puis je prends la route de ROTHAU, pour emprunter une route particulière, celle du camp de concentration de Natzweiler.

entrée du camp de concentrationC'est au lieu dit le "STRUTHOF", nom que portera le seul camp de concentration en France.

Durant la seconde guerre mondiale, l'Allemagne nazie décida d'ériger des colonnes de granit rose à Nuremberg.

Garder en mémoire la notion de "granit rose" dans la carrière.

Himmler, le chef de la police et de la gestapo, décida de créer des camps tel le Struthof afin d'exploités les déportés.

Le camp de Natzweiler fut créer par les déportés eux mêmes à partir de 1941. La construction dura 2 ans.

Lors de ma visite sur le mont Louise (800m), il a neigé. C'est dans le brouillard épais que j'avance où près de 52 000 personnes d’une trentaine de nationalités différentes ont été déportées. Les plus nombreux sont les Polonais, suivis des Soviétiques et des Français (dont un quart d'Alsaciens-Mosellans), puis les Belges, les Norvégiens, les Luxembourgeois, mais aussi des Allemands !, Grecs, Yougoslaves, Tchèques, Autrichiens, Lituaniens, Néerlandais, Italiens et Slovènes…et aussi 1 Australien. Le plus jeune déporté avait 11 ans.

 

 

 

 

 

Il y avait des exécutions par pendaison une à deux fois par jour, séance organisée par les SS.

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Par respect, je n'ai pas pris des photos de l'intétieur des locaux en bêton, seuls blocks résistants au temps.

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Ci dessus, c'est le block de l'expérimentation.

Dans ce bâtiment, les nazis expérimentaient des techniques d'autopsie sur les déportés.

Le typhuus était le principal virus affectant le camp, faute du manque d'hygiène et de nourriture; les dépouilles étaient incinérer.

Mais certains grièvement malades étaient aussi incinérer...vivant. Ici l'humain n'existe pas.

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Un symbole de liberté.

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En arrière plan, caché dans le brouillard, se trouve un immense mémorial.

Le silence ici n'a pas de bruit.

On ressent la douleur, la tristesse, le désespoir, la privation des milliers de déportés.

 

 

 

 

 

 

20131205_144042Il y a 70 ans environ, la mort régna.

Aujourd'hui, le souvenir de mémoire se perdure.

J'écris aussi ce message aux futurs visiteurs du site.

"Comme j'ai pu le voir, certains ne manquent pas de débilité, d'un manque de respect total envers ceux qui sont morts pour la France. Faire des batailles de neige dans ce lieu si attroce, amuser la galerie devant le tableau des nationalités des déportés. J'avais lu un article sur la banalité au camp d'Auchwitz où certains dansaient et fumer dans le block des fours crématoires. Mais j'étais loin de me douter que ce manque de reconnaissance, d'hommage, de recueil et de repect pouvais se produite dans mon pays."

Après avoir visité le cimetière militaire d'Arlington en Virginie, où reposent en autres JFK, je vois un cimetière militaire dans mon pays. Ils se sont battus pour vivre, battus pour la liberté, battus pour notre pays: LA FRANCE.

De retour sur Strasbourg, voici les photos tant attendues du merveilleux sapin de Noël, de son marché le plus féerique que j'ai jamais vu !

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FANTASTIQUE !

Avant de quitter la capitale Alsacienne, rien de vaut une choucroute et un verre un Pinot Gris :)

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Ainsi que la visite de la Cathédrale hallucinante de Strasbourg ! énorme !

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C'est sur le parvi de la cathédrale que je reprends la voiture pour quitter l'Alsace et rejoindre la Lorraine.

Soirée et nuit à Nancy. ballade rapide dans le froid de la place Stanislas.

Quand on lendemain, j'arrive à Verdun.

A très vite.

Bons baisers :)

David

3 décembre 2013

A LA DECOUVERTE DE...CHALON s/ SAONE

Vougeot, Cluny, Meursault, Côtes de Nuits, Pommard, Gevrey, Mercurey, Chablis, Messanges, St Aubin, Santenay, Aloxe Corton, Fixin, Volnay, et bien d'autres sont des noms de Vignobles d'une notorieté mondiale. La bourgogne (or Burgundy in English) possède un patrimoine viticole incroyable.

3 cépages pour des centaines d'appellations : Pinot Noir, Pinot Meunier, Chardonnay. Sans oublier l'Aligoté, servant à l'élaboration du véritable KIR (crème de cassis de Bourgogne et bourgogne Aligoté)

Voici quelques photos de Chalon sur Saone, en plein coeur de la Bourgogne, en pleine côte Chalonnaise !

Sa cathédrale

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Puis ce fut la découverte qu'un vignoble qui me fascine : LE MERCUREY.

Quelques photos de petits villages, et si vous voyez quelques fumées, c'est normal. C'est l'heure de la taille des vignes, et donc les vignerons brulent leurs taillages directement su place...enfin pour certains d'entre eux.

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J'ai succombé à un très bon rouge, le Mercurey de la maison ANTONIN RODET. Leurs bouteilles sont sur les tables de plusieurs restaurants en France et dans le monde.   http://www.rodet.com/fr/

Quelques dégustations ont suffit pour en mettre dans mon coffre de voiture. Et j'en profite par le blog de remercier "Mathieu" par sa disponibilité. Il était en pleine préparation des ventes de Noël, manifestation attirant 700 personnes environ pour des prix attractifs sur différents millésimes.

Pas d'intermédiaire ! Et pour infos, j'ai acheté du Mercurey Rouge "HERMITAGE" 2010 et du Maranges 1er cru Clos Roussots 2009.

J'ai eu droit à une remise de 30% sur la note totale. Sans compter une bouteille de Bouzeron offerte pour le fait que je vienne de loin pour leurs rendre visite. Aussi désormais client de la maison, chaque commande passée sera accompagné de frais de transports offerts, la classe !

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Aussi le fait d'avoir une voiture, c'est de pouvoir aller n'importe où et sans savoir où la route se finit. On y découvre des endroits discrets, simples, sans bruits. sélections:

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Et puis relier Chalon sur Saone à Beaune, il faut prendre une nationale, se faufilant au milieu des vignes et de villages comme Meursault, Pommard, Puligny Montrachet, pour ne citer qu'eux.

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Aussi j'ai visité l'incontounable : LES HOSPICES DE BEAUNE

C'est au départ un hôpital religieux datant de 1443, servant pour les soldats blessés.

C'est aussi le lieux où se déroulent la vente aux enchères des Hospices de Beaune, qui servent à financer l'hôpital toujours présent mais situé dans un autre bâtiment. Les enchères atteignent des prix records sur certains crus Bourguignon.

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Pour moi, c'est un lieu des lieux de tournage du film la GRANDE VADROUILLE, un classique !

 

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Dans le film, souvenez vous de la porte en bois sous l'entrée principale de la Kommandantur.

Les Anglais ivrent avaient mis le feu pour s'échapper.

 

 

 

 

 

Ce séjour en Bourgogne fut extra, et la suite promet aussi avec Strasbourg, puis Nancy, puis Verdun...

Je quitte cette région le coffre plein et la tête chargée de nouveaux souvenirs :)

bises à tous,

David

 

 

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